Entre incompréhension et démotivation : le blues du jeune agriculteur !

Publié le 5 Juin 2014

Certains d'entre vous pour nous connaitre en dehors comprennent ce que je veux dire. Alors pour les autres je vais vous refaire l'histoire....

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Depuis toujours julien caresse le doux reve de devenir agriculteur (avec des brebis) et puis il a trouvé du travail dans les moutons et puis il m'a rencontré il y a 13 ans et puis il a démissionné et la vie a continueé son cours. il y a 5 ans il entamait des demarches pour s'installer mais sans aucun terrain, avec un diplome à acquérir les premieres instances nous ont vite découragés. Alors la vie s'est poursuivie, avec les enfants, les travaux... mais la petite flamme ne s'est jamais éteinte. Alors il y a 11 mois nous avons fait le point, julien s'est dit que le congés parental de la pepette pourrait lui permettre de voir si engager des démarches étaient réalisables.

le flot, que dis-je, le tsunami de démarches nous est arrivé dessus comme un affront à notre motivation. Alors nous avons passé nos soirées à étudier la faisabilité de notre projet, à tout compter,recompter, à choisir une espèce, une methode de travail....à rechercher toute information indispensable. et puis julien s'est jeté à l'eau pour présenter son dossier (de vae, et d'installation) et là quelle surprise : des professionnels qui croient en nous, qui nous felicitent de la valeur de notre dossier. le prefet valide notre proposition !!! On y croit, on se dit qu'il nous reste 2 ans pour trouver le terrain necessaire (on demarrera progressivement avec nos deux hectares). Plus motivés que jamais julien rencontre la municipalité, les différentes instances agricoles, les banquiers... nous décidons donc de commencer à constituer notre petits cheptel avec 6 jolies Brebis (en attendant d'avoir plus de terrain). nous decidons de nous retrousser à nouveau les manches pour batir la bergerie de ces belles dames.

Voilà tout cela date de décembre 2013 et depuis nous allons d'espoir en esperance et de déception en déception. Sans terrain notre projet ne verra jamais le jour (sans terrain nous ne pouvons etre autonomes en foin, sans terrain nous ne pouvons pas cotiser au regime d'assurance agricole, et un agriculteur sans terre ...)

nous avons essayé de creuser chacune des pistes pouvant conduire à agrandir notre surface (en tout nous recherchons 15 hectares, sachant que bon nombre d'exploitation ont plus de 80hect ici ). Depuis décembre certains nous ont promis des petites parcelles (moins de 4000m2) et à un mois des premiers foins finalement les propriétaires se désengagent. d'autres nous ont proposés d'acheter des parcelles à des prix au delà des limites de l'indescent, d'autres encore font mine de ne rien avoir ou rien savoir et s'empressent d'agir derriere nous. Autour de nous tout bouge, les agriculteurs s'echangent les parcelles sous nos yeux impuissants.

Nous ne comprenons pas : est ce que l'on fait peur ? est ce si compliqué que chacun délaisse un hectare pour aider un jeune dans son installation? et le plus beau c'est que lorsq'un exploitant décéde tous les autres se ruent sur ses terres pour recuperer leur exploitation, cela leur manquait il tant que cela jusqu'à présent? Nous sommes écoeurés, en peine incompréhension ! est ce inpensable de vouloir monter une ferme à taille humaine avec brebis et chevres pour allier la vente de viande à la ferme et la vente de fromage ? 

Nous avons alerté toutes les personnes suceptibles de nous aider et chacun se renvoi la balle. Ici chacun fait comme il veut apparamment !

Mais que faire ??? continuer à pousser des portes qui se ferment sous nos yeux les unes derrière les autres ?  Comment dans ces conditions garder le moral, continuer à y croire, poursuivre les travaux (pourquoi ? pour qui ? si finalement personne ne veut de nous ici?)

voilà alors en attendant heureusement le rire de nos joyeux enfants s'envole au vent, les effluvent des brebis, la cloche des chevres nous rappelle qu'il faut aller de l'avant...

une chose est sure, nous nous sommes promis de ne plus renoncer à ce projet, alors nous ne renoncerons pas. Nous voulons tout de même  remercier la poignée de particuliers qui ont accepté de nous preter leur quelques metre carré et qui surtout permettent à nos animaux de manger de la vraie herbe. sans eux nous serions deja contraint de reduire notre cheptel pourtant si petit.

Rédigé par merles

Publié dans #ETAT DES LIEUX

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jane 05/06/2014 23:09

Il faut aller au bout de ses rêves.. Alors allez y ....vous n aurez aucun regret .

merles 05/06/2014 23:12



on essaie .... mais au fil du temps nos fiances se meurent et nos espoirs avec